Archive | novembre, 2011

Street Art Bamakois

28 Nov

J’ai décidé de réunir la catégorie affiches peintes à la main et les graffitis que je voyais dans les rues. Les graffitis sont en fait souvent des noms de grins (voir article le grin) ou de clans et non des gangs de rue ou de crews. Dans ma jeunesse j’adorais faire des graffitis, mais j’ai arrêté avec mes 18 ans parce que je trouvais que ce n’était pas une assez bonne raison pour avoir un dossier. Faire des graffitis ce n’est pas facile et ça prend beaucoup de pratique, les gens qui font des graffitis n’ont pas tous du talent on dirait, mais ça me fait rire et je trouve que ça décore les murs d’une certaine façon.  Dans cette galerie vous allez voir qu’il y en a pour tous les goûts, du fan de G-Unit à celui de Ipoostar (??) ou mr. michelin. Biker boys semble être le tagger le plus prolifique de Bamako, il y en a partout, c’est comme le Castro d’ici. Si vous voulez voir d’autres photos de mon environnement dans l’onglet photo de se blog, j’en rajoute souvent pour Bamako et cette semaine je repars à Baguinéda, Inch Allah. Il y a aussi une catégorie photo pour les articles avec des photos comme celui que vous êtes en train de lire. Il y a même une oeuvre qu’on dirait que c’est banksy qui l’a faite.

Entrepreneuriat jeunesse malien et adaptation

24 Nov

Bonjour les lecteurs et lectrices. Ici Guillaume Internoscia en direct de Bamako pour un programme de coopération. La coopération c’est un truc qui me tiens à coeur, mais c’est pas toujours facile, voyager ainsi c’est un peu différent que d’aller dans un tout inclus. (Quoi que je n’ai jamais fais ça donc je ne sais pas de quoi je parles, peut-être que dans le fond je trouverais ça plus difficile; je déteste me sentir comme si je soutenais un système d’injustices) La raison principale pour laquelle je fais de la coopération et que j’ai décidé de faire ça de ma vie c’est qu’à force de voyager dans des pays en voies de développement, j’ai réalisé qu’ils avaient besoin d’aide puis en réfléchissant sur la situation de ma propre société j’ai réalisé qu’ils n’étaient pas les seuls.  C’est dans le but de créer un partage de compétences professionnelles et relationnelles que j’ai décidé d’embarquer dans la pirogue.

(En passant j’ai appris qu’il avait neigé au Québec, j’aimerais bien voir ça.)

Mon mandat ici consiste à créer des supports visuels pour le Programme Québécois pour le Développement International (PQDI) qui est en fait le programme qui soutient certains des entrepreneurs prient en charge par AJA-Mali. La première étape est évidemment les visites de terrain. Dans ce cas je dois créer des fiches de présentation des 100 entrepreneurs de ce programme, ça en fait beaucoup. En travaillant en Afrique de l’Ouest il faut apprendre à s’adapter au temps africain comme on dit, mais selon moi ce n’est pas tout puisqu’on est ici pour une raison précise. De mon côté j’ai senti que mon mandat a réellement commencé un mois et demi après mon arrivée et c’est normal puisqu’il faut s’adapter et comprendre la situation en cour et l’état des choses, mais c’est quand même vraiment long. Lorsque j’aurais rencontré une quantité suffisante d’entrepreneurs, je vais pouvoir confectionner un montage vidéo et un document promotionnel, j’avoue que je suis un peu nerveux vu que c’est beaucoup de travail et que je réussi pas souvent à avancer dans le projet à cause de plusieurs facteurs. Pour l’instant je croyais  avoir visité 14 entrepreneurs ( les images de dessous), mais la réalité est que 9 de ceux-ci ne font pas partie du PQDI. je viens de l’apprendre.  Au moins je me dis que j’ai travaillé même si c’est à refaire. C’est un peu ça l’adaptation interculturelle.

Voici un lien à ce sujet. C’est une formation donnée par le Centre d’Adaptation Interculturel de l’ACDI, je les faits deux fois. Il y a aussi un autre lien pour comprendre le système de l’iceberg interculturel:

http://www.international.gc.ca

http://www.ymca.int/fileadmin/library/6_Communications/1_General_Tools/Communication_interculturelle_1.pdf

En fait ce que ça dit si je me rappelles bien, c’est que devant une autre culture, on est comme devant un iceberg, on ne voit seulement que la partie émergée, qui est en fait la représentation symbolique des comportements, les valeurs et les normes sont sous l’eau et comme un vrai iceberg, c’est la plus grande partie à découvrir. Le mieux c’est de connaître sa propre culture et de l’accepter pour mieux comprendre l’autre mais il faut cependant analyser l’autre culture en fonction du iceberg qui nous fait face. Attention, accepter l’autre culture ça ne veut pas dire renier la sienne. Comme vous allez voir dans le deuxième lien si vous avez le temps (rapport au temps), il y a plusieurs différences entre les cultures que ce soit au niveau du rapport au pouvoir, au temps, aux relations, à la communication, etc… Ça parle aussi des étapes du choc culturel.

AJA-Mali a beaucoup d’autres projets motivant pour moi comme la création d’un feuilleton sur le parcours d’un jeune entrepreneur dont le scénario est presque terminé, mais je dois faire attention à ce que ce projet ne m’empêche pas de faire mon mandat et surtout transmettre cette réalité aux autres personnes ici. Voici les fiches, mêmes si elles ne sont pas tous reliés à mon mandat c’est toujours intéressant à lire. Vous allez voir qu’il n’y a qu’une seule femme entrepreneure mais ce n’est qu’un hasard parce qu’en fait il y a plus de femmes que d’hommes et que l’égalité entre les genres est intégrée dans tous les stages du projet.

Merci de diffuser.

Un nouveau départ pour AJA-Mali

22 Nov

Comme vous savez tous, je travail présentement pour Carrefour International et mon mandat de conseiller en communication et production vidéo consiste au renforcement des capacités de l’Association Jeunesse Action (AJA-Mali) qui travaille principalement à Bamako et dans la commune de Baguinéda, pour l’instant… Aujourd’hui l’heure était à la fête parce le 18 novembre AJA-Mali, Carrefour International et le ministère de l’emploi et de la formation professionnel ont conclu un accord pour favoriser l’entreprenariat des jeunes, principalement dans le domaine agricole. C’est un grand jour pour AJA-Mali puisque cela signifie qu’enfin AJA-Mali est reconnu par son propre gouvernement, ainsi le gouvernement et AJA-Mali vont donc pouvoir travailler de concert dans le domaine de entreprenariat des jeunes hommes et jeunes femmes au pays. En fait le projet de 5 ans a pour but d’étendre l’expérience de Baguinéda à l’ensemble des communes du pays un peu dans l’exemple du projet songhaï au Bénin.(voir le lien plus bas)

Avec cette reconnaissance gouvernementale AJA-Mali va recevoir plus d’aide, plus de volontaires et plus de travail. On peut dire que l’on se rapproche du slogan de l’organisation: « Un mali sans chômeur »

Pour l’occasion deux moutons sont morts et consommés.

Bonne continuité AJA

http://www.cciorg.ca/

http://www.ajamali.org/

http://www.songhai.org/

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